Vivre et communiquer avec son siècle

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Le 21ème siècle est le siècle de la communication. Cette communication n’est envisageable qu’assortie de la liberté adéquate de pouvoir communiquer.

Un état étouffant et castrateur

Comment qualifierait-on un état qui empêche ses ressortissants de communiquer librement ? De s’exprimer notamment sur leur travail qu’ils effectuent quotidiennement pendant de nombreuses années ? Un tel état serait probablement qualifié de totalitaire. Lui qui réduit considérablement la notion de liberté d’expression. Un tel état légifère sur de si nombreux aspects de la vie de chacun, qu’il en devient étouffant et castrateur pour ses concitoyens.

Les conditions des pharmaciens en France

Quelle est la condition des pharmaciens en France ? Non seulement à Nice mais dans toutes les pharmacies d’officine, de la plus petite à la plus grande ? La pharmacie n’est pas un espace de liberté d’exercice pour le pharmacien. Sur les Champs-Elysées comme sur la Promenade des Anglais à Nice, une pharmacie est un espace qui répond à un ensemble de règles. Qui sont acceptables et éthiques pour certaines, et frustrantes, castratrices et liberticides pour d’autres. Dans le siècle de la communication, le pharmacien de Nice, de Marseille ou d’ailleurs, n’a dans les faits pratiquement aucun droit de communiquer sur sa pharmacie. Ou même sur son métier, sa façon de travailler.

22.000 pharmacies d’officine en France

Il y a environ 22.000 pharmacies d’officine en France. Aucune d’entre elles n’est autorisée à communiquer sur ce qui la différencie. Sur ses particularités, sur ses qualités, et par dessus tout sur ses possibles propositions commerciales. Sacrilège, damnation et hautes punitions sont promis au pharmacien qui osera faire une offre commerciale. Et communiquer sur celle-ci. Le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens se chargera de punir lourdement cette personne communiquant sur des propositions commerciales. Visant pourtant à intéresser le plus grand nombre. Est-il possible d’interdire à ce point aux pharmaciens d’exister ? Et de communiquer normalement, tel que toutes les activités commerciales sont habilitées à le faire en 2020 ? Si une pharmacie vient à communiquer sur des offres commerciales concernant des boîtes de Nurofen ou d’Advi…  Des médicaments antidouleurs vendus librement par millions de boîtes au Royaume Uni ou aux USA, les foudres s’abattront immédiatement sur le pharmacien responsable de cette offre.

L’Ordre des Pharmaciens

L’Ordre des Pharmaciens et tout ce que l’Etat français comporte comme arsenal à fort pouvoir répressif se mobilisera alors. Afin de suspendre une telle pratique et punir sévèrement le pharmacien. La plus grotesque, et pourtant fort probable, explication que pourraient alors mettre en avant l’Ordre et le Département de la Santé, reposerait sur le prétendu statut de profession « protégée » et « réglementée » dont « bénéficient » les pharmacies françaises. C’est à dire que les pharmacies de tout le territoire français sont sujettes à un numerus clausus. Un quota, qui interdit l’ouverture libre de nouvelles pharmacies sur le territoire. Au final, les quelques 22.000 pharmacies françaises se croyant « protégées » par la suprême loi du numerus clausus, acceptent en compensation de ce « protectorat » de renoncer à communiquer comme le font pourtant tous leurs voisins commerçants des rues et centres commerciaux avoisinants.
Non, ni la pharmacie, ni le pharmacien, de Nice, Paris ou Marseille… N’est protégé par aucune instance réellement protectrice et bienveillante à son égard. Les conditions d’exercice quotidien sont souvent très difficiles. Et ce pour toutes les femmes et les hommes qui donnent pourtant le meilleur d’eux-mêmes en leur qualité de pharmaciens au service de leurs clientèles.

Il serait temps de permettre à toutes et tous les pharmaciens de France, d’exercer librement leur profession. En disposant de manière égalitaire par rapport aux autres activités, de tous les outils de communication et de leur usage à 360 degrés. Cette communication devrait pouvoir concerner tous les aspects de leurs compétences. Ainsi que les multiples propositions qu’ils seraient en droit de faire à leur clientèle. Non, il n’y a absolument aucune indécence à ce qu’une pharmacie étende l’ensemble de sa proposition à de nombreuses compétences. Qui sont les siennes, et surtout à ce qu’elle soit autorisée à communiquer sur tous ces points.

Liberté – Égalité – Fraternité

Il semble qu’il soit aujourd’hui venu le temps de libérer les pharmaciens d’environ un siècle de privation de liberté de communiquer. Free your pharmaciens !

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