De la pharmacie à l’éco-responsabilité

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Naît-on avec le souhait de devoir aider autrui, autant dans ses difficultés sociales que personnelles ? Peut-on vivre en étant sincèrement dépourvu du désir de toujours accumuler plus qui caractérise certaines personnes, certains pharmaciens ?

La réputation des tristement fameux comptes d’apothicaires de la part de ceux qui ne sont pas dans le besoin, fait toujours glousser certains esprits, et pour cause. Se remettre quotidiennement en question, c’est un acte journalier inscrit profondément en moi depuis si longtemps. Ce doute d’être suffisamment juste n’est probablement que le reflet de mon signe astral, balance ascendant balance, cela ne s’invente pas !

Je crois que tout cela commence très tôt sur les bancs de l’école, que l’on soit élève à Marseille, à Nice ou bien encore à Paris. Sur ces mêmes bancs d’école, dans les cours de récréation, certains d’entre nous manifestent déjà ce désir qui m’est étranger : cette irrépressible appétence pour les gains. Alors qu’à leur plus jeune âge, nous voulons le plus souvent établir de bonnes relations, prendre du plaisir et partager avec les autres.

Certes, la société des petites filles est en avance sur celle des petits garçons sur leur capacité à sociabiliser et créer du lien avec les autres. Mais enfin avec une bonne dizaine d’années de retard les garçons commencent à combler leur retard social !

Dans ces mêmes instants quand la majorité sociabilise, d’autres du même âge échafaudent et calculent comment gagner au détriment du plus grand nombre, et accroître leurs petites possessions.

Je me souviens d’un ami de Nice, Nicolas au grand cœur que la vie n’a malheureusement pas épargné. Il me dit un jour sans aucune rancœur, juste avec le bon sens qui le caractérisait, en parlant d’un vieux monsieur au caractère hautain et irrasciblement cassant, qu’avant d’être un vieux c.n, il avait dû être un jeune c.n !

 

La conscience des autres et de son environnement

Je respecte plus que tous nos aînés, mais force est de constater que Nicolas avait raison. Oui, l’humain peut se bonifier et accroître avec les années sa conscience des autres et de tout son environnement. Cet environnement est un bien si précieux qu’aujourd’hui il est l’enjeu numéro un de notre civilisation. Si l’on veut préserver notre environnement, il ne faut pas laisser quelques hommes obsédés uniquement par leurs gains personnels gâcher notre plus importante mission.

Ne me faites pour autant pas dire ce que je n’ai jamais pensé ni dit. Car je connais quelques personnes extrêmement nanties qui œuvrent discrètement mais très efficacement à la préservation de notre environnement. Et contribuent également à aider ceux qui sont si faibles qu’ils n’osent pas demander.

Tout est comme toujours une question de bon sens, de bons sentiments.

Vouloir aider coûte que coûte

Réfléchissons, comment des personnes qui luttent au quotidien pour avoir un toit sur leurs têtes et donner à manger à leurs familles pourraient en plus être investis de la nécessité d’un mode de vie éco-responsable ? Non, ce n’est pas possible.

Le plus modestement et discrètement, sans jamais en faire étalage (je suis d’ailleurs confus de l’évoquer ici), j’ai donné depuis des années plus que mon temps et mon énergie afin d’essayer d’aider des sans-abris, des opprimés et de nombreuses personnes de tous sexes, âges et origines, qui luttent et souffrent pour faire face à leurs besoins ordinaires.

Je ne tire aucune fierté de mon engagement dans l’ombre, et déjà jeune pharmacien diplômé, je ne comprenais pas certains apothicaires assoiffés d’argent et de grotesques représentations sociales. Fort heureusement j’ai toujours eu l’exemple de mon père pharmacien, Michel Palacci, dont les ambitions personnelles surent se limiter au bonheur des siens et à l’aide qu’il pouvait apporter à autrui. Vouloir aider coûte que coûte ceux qui sont dans diverses détresses, qui ne s’expriment pas et dont nous n’attendons rien, c’est aussi risquer de devoir affronter ceux qui devenus des adultes avides étaient autrefois les profiteurs sordides des cours de récréation.

Ainsi est faite la vie, il faut la vivre de manière entière avec sa conscience pour soi. Aujourd’hui plus que jamais, je me permets de vous inciter à avoir du cœur, à écouter celles et ceux qui ont besoin de vous.

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