Carpe Diem

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Au début des années 90, j’étais déjà plutôt occupé entre la pharmacie, mon métier de pharmacien, les divers enseignements que je suivais en dermo-cosmétologie, en phytothérapie, et d’autres que je contribuais à enseigner à mon tour. Néanmoins, les idées ne manquaient pas et l’énergie requise semblait inépuisable.

Mon intérêt grandissant pour les bateaux

Avec un peu plus d’expérience, j’aurais tendance à penser que canaliser son énergie sur un peu moins d’objectifs n’est pas mal non plus. Bref, comme un enfant de la Méditerranée que j’étais, la mer m’attirait sous toutes ses coutures, et notamment les bateaux, les yachts qui se promenaient dans nos calanques, et prenaient place dans nos ports.

C’est vrai que dans les souvenirs de mes années 70, alors enfant nous allions avec mon père et mes frères sur le Riva Aquarama de mon oncle Robert, nous naviguions dans les calanques entre Cassis et St-Tropez, voire même parfois jusqu’à Nice. Tout cela reste comme un souvenir de claquement des vagues sur la coque en bois du Riva, des sessions de ski nautique, de picnics avec jus de fruits à gogo, des journées familiales à jamais inoubliables.

Plus tard, c’est encore entre St-Tropez et Nice, que sur le Bertram du père de mon ami Alex, nous avons passé quelques-unes de nos meilleures vacances d’étudiants, what else ? Puis vint la période Chris Craft que mon paternel, mes frères Eric, Lionel et moi, nous fîmes naviguer de Marseille à Cassis, recherchant la liberté que la Méditerranée nous offrait dès que nous finissions nos journées de travail en pharmacie, ou en cabinet dentaire pour Eric. Car, apothicaire ne signifie pas uniquement pharmacien en langage moderne. Il n’y a là aucune contre-indication à aimer la mer, les sports nautiques, les bateaux, la vie quoi !

 

Et pourquoi ne pas en faire un livre…

Début 1993, je me mets en tête, non sans un soupçon de naïveté infantile, que j’allais écrire un livre sur la grande plaisance laquelle allait par la suite devenir les superyachts et les mégayachts.

Ce sujet-là me passionnait et aucun livre n’en traitait, donc il n’y avait plus qu’à s’y mettre activement, telle était mon idée. Après avoir préparé une ébauche du futur livre, j’ai dû envoyer une présentation, une ébauche du futur best-seller à tout ce que la France comptait d’éditeurs dignes de ce nom.

Les réponses ne tardèrent pas, et ce fut à peu près ça :  pas de réponse du tout, ou bien, vous êtes pharmacien ou écrivain ? Ou encore, quels sont les autres livres que vous avez déjà écrits ? Mais aussi le classique qui laisse espérer les plus jeunes, nous vous contacterons et bla bla bla ..!

Six mois passèrent et j’avais presque rangé cette merveilleuse et lumineuse idée, quand les Editions Glénat, l’un des meilleurs éditeurs français du monde de la mer, me contacta, me rencontra et me fit signer le plus inattendu des contrats d’édition.

 

Du rêve à la réalité

Glénat me crédita de deux années pour donner vie à L’Univers des Superyachts, ce qui me sembla exagérément énorme au début. Et affreusement court plus le temps passa.

Ce fut une expérience géniale, deux années passées en plus de mon travail et mes diverses et passionnantes autres occupations, à voyager en France, à St-Tropez, Nice, et Antibes, puis en Italie, à Londres, aux Pays-Bas, en Allemagne et aux USA, quelle ballade hors pharmacie !

Des rencontres humaines extraordinaires qui me firent prendre conscience que la plus grande humilité vient parfois de ceux que l’on considère comme ayant tout réussi et qui pourtant témoignent d’une bienveillance et d’une humanité aussi extraordinaires qu’inattendues.

Ce fut le cas notamment lors des quelques rencontres que j’ai pu avoir avec Jon Bannenberg, le père de toute la génération actuelle de mégayachts designers, ou bien encore avec le talentueux architecte naval marseillais André Mauric, dont les voiliers de course souvent entièrement en bois font toujours aujourd’hui le bonheur de quelques voileux chanceux.

Comme quoi, tellement de facteurs et de circonstances sont liés, car la pharmacie des apothicaires pharmaciens qui consacre le latin avec notamment une classification de toutes les espèces botaniques, ne peut en fait que se satisfaire du dicton Carpe Diem, qui honore à son tour le bien-être, la santé, la nature, la mer, et donc nécessairement le nautisme !

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